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Damned
Travail impressionnant que Les Vrais sites de SOS Météores. À la fois topologie de Paris et de la banlieue de l'un des meilleurs albums de la série Blake et Mortimer, c'est également un gros dossier sur les phénomènes météorologiques et les modifications climatiques. Sérieux comme une explication du professeur Blake (à moins que ce soit lui le capitaine et que ce soit Mortimer le professeur : on les confond facilement), documenté comme une BD de E.P. Jacobs, le site nous ferait facilement pousser un « BY JOVE! » d'admiration. Profitons-en pour rappeler l'existence de la déjà vieille mais néanmoins hilarante parodie de la série : Le Mystère du Merlan, une aventure de Flake et Morniver où tout est « mystérieux » (les repères secrets, les télégrammes, le brouillard), les méchants méchants et les serviteurs loyaux (bien que furieusement
basanés).
Psychose
Les start-up et la nouvelle économie sont toujours affreusement à la mode et on entend un peu tous les sons de cloche sur ce sujet souvent pénible. Les webzines indépendants regroupés sur le Portail des copains se sont énervés les premiers. Libération, une de leurs cibles, se raccroche finalement aux wagons (avec son dossier Start-up) et semble hésiter entre un hymne vibrant à la nouvelle économie et un scepticisme plus prudent... Difficile de choisir ? Ce n'est pas le cas de tout le monde, heureusement. Mona Chollet a ainsi écrit, dans son webzine Périphéries, L'Année du blaireau, l'édito le plus violemment lucide du moment sur l'arnaque généralisée qui menace, selon elle, d'accélérer la décrépitude de la société entière. Imaginez un gouvernement composé de jeunes directeurs de start-up ultra-libéraux... Effrayant. Et le Sénat français est pourtant tombé en pamoison devant ces « troupies », yuppies des années 2000, résurgence apeurante du cynisme aveugle des années 80... On n'apprend rien des erreurs du passé.
Voyage au centre du temps
En toute sobriété, Julia Staniszewska, étudiante polonaise des beaux-arts de Paris, présente ses travaux photographiques mariant Paris à Varsovie, l'espace de 24 heures. Pendant ce laps de temps, deux clichés d'horloges ont été pris -- une vue générale, une autre zoomée -- et ce, toutes les demi-heures. L'exercice est répété dans les deux villes, au gré d'une quête aléatoire. Les images affichées changent au rythme des prises de vues. Il faut donc s'armer de patience et de curiosité pour lire/voir le temps qui passe en temps réel. Paris Varsovie
- 24 heures sans arrêt.
Parcours en clair-obscur
Hébergé par un très gros site consacré à l'histoire de l'art, Georges de La Tour se lit un peu comme le tableau du Metropolitan Museum de New-York La Diseuse de bonne aventure. On navigue de droite à gauche, de gauche à droite comme cet étrange échange de regards. De ce fait, ce n'est pas forcément simple, mais on trouve de la ressource : des reproductions d'oeuvres, des détails, un contexte historique et une biographie. Afin d'échapper au dédale, il est conseillé de s'arrêter sur ce sommaire, suivi d'un inventaire indiquant la date et le lieu de conservation de chaque tableau. Les amis du caravagisme auraient préféré une présentation plus intime, plus sombre, éclairée à la bougie. Dommage.
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