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Topaloffé par hasard ?
Les fans de l'immortel chanteur de Tous les allemands
sont musiciens ! vont crier au plagiat. Et ils n'auront pas tort car
le dénommé Joseph
Cantalou puise sa verve créatrice à la même source que l'homme
à la chemise grise -&nsp;si grise que Sim ne sait plus où il l'a mise.
Cantalou - Joseph de son prénom - est un des heureux continuateurs d'un
esprit français fait d'almanach Vermot et de contrepets originaux. Mais là
où Jospeh - Cantalou de son nom de famille - surpasse l'ami Topaloff,
c'est que lui a la délicatesse de ne pas chanter. Simple parodie de site
officiel de chanteur à succès, son site n'est pas piégé. Il ne trottera
pas dans votre tête comme les ritournelles topaloffiennes. « Où tu l'as
mise ? Ma chemiiiise ! »
Palais royal
Palace, alias Will Oldham,
songwriter aussi prolixe que ses chansons sont poignantes, est sans
doute le parfait négatif de l'ami Cantalou. Voici un site qui permettra
aux nombreux profanes de découvrir ce stakhanoviste de la folk country.
Chouchou des Inrocks, la retranscription des nombreuses interviews
est peut-être un des meilleurs moyens, pour ceux qui ne lisent pas la
presse branchouille parisianiste, de pénétrer l'univers d'un fascinant
musicien. Voici une réalisation aussi discrète, sobre et talentueuse que
son sujet.
Sortie d'atelier
Dans le cadre des manifestations célébrant Une saison italienne
à Paris se tient au Grand Palais l'exposition Paysages d'Italie.
Celle-ci revient sur la période de la fin du XVIIIe siècle et du début du
XIXe siècle, période charnière en histoire de l'art. C'est de
cette époque que date l'invention du paysage moderne. Les peintres qui
perpétuaient la tradition du voyage en Italie ont amorcé alors un
mouvement de sortie des ateliers. Progressivement, ils ont délaissé les
canons des « paysages héroïques », ou « paysages
recomposés », et ont ouvert la voie à toutes les audaces picturales
à venir. Outre des informations pratiques et une boutique, le site créé par
la Réunion des musées nationaux offre un choix de tableaux et de textes
éclairants. La navigation est limpide et l'ensemble donne envie de franchir les
Alpes dans le quart d'heure. Bref, du bon, du beau, du service public !
Il était un site...
Il était une
fois... les contes de fées est une réalisation qui possède
d'emblée un fort capital de sympathie, qui ne se dément pas au cours
de la visite de cette belle exposition. On a toujours un peu
peur de la démythification de nos émotions d'enfants par des analyses et
explications de nos émerveillements, mais cette belle réalisation de la BNF
évite facilement l'écueil. C'est beau et didactique, tout en étant complet.
Chaudement recommandé.
Ciel, mon archéologue !
Ceux qui imaginent les archéologues les mains dans la terre en train
d'exhumer une pyramide à l'aide d'une pince à épiler en seront pour leurs
frais en lisant L'archéologie
aérienne dans la France du Nord, qui se penche sur les méthodes et
l'histoire de cette discipline méconnue. On ressent, en plus de
l'intérêt scientifique, une certaine émotion esthétique en découvrant ces
traces mystérieuses que les siècles n'arrivent pas à effacer. Encore du
beau boulot labélisé ministère de la Culture.
Extension du nom de domaine
« N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas. »
En une citation, l'univers de Michel
Houellebecq est posé : un pessimisme radical exposé sans
fioritures ni lyrisme. Ceux qui ne connaissent pas l'auteur des
Particules élementaires découvriront l'écrivain mais aussi le
parfum de scandale qui gravite autour de son nom. Houellebecq a ses
détracteurs mais aussi ses admirateurs inconditionnels et le plus drôle,
c'est que ces derniers se detestent cordialement entre eux (il y a ici
des piques pour Les
amis de Michel Houellebec et réciproquement). Il règne autour du
romancier une atmosphère de polémique littéraire qu'on n'avait pas sentie
depuis bien longtemps, avec son cortège de morceaux de bravoure et de
mauvaise foi. L'ensemble, à la fois vivant et agaçant, est à l'image du
personnage : controversé.
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