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Les aventuriers du Karnak perdu
Quand nous étions enfants, les archéologues étaient des cow-boys qui maniaient le lasso aussi bien qu'ils portaient le stetson. Les Indiana Jones et autres professeur Mortimer découvraient des trésors mythiques tout en brisant les dents d'affreux nazis et les coeurs de riches héritières permanentées. Certes, en ce temps-là, notre connaissance de l'archéologie ne dépassait pas les superproductions hollywoodiennes. Mais si le Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak nous renvoie à une réalité bien différente, la fascination n'en demeure pas moins. Ce guide des fouilles dans l'enceinte du temple d'Amon, opérées conjointement par un organisme égyptien et l'UPR 1002 du CNRS, comblera d'aise l'amateur comme le nostalgique du Mystère de la grande pyramide. La mission archéologique est expliquée dans le détail. Un historique complet du site est proposé ainsi que, cadeau Bonux, des vues en 3D. « Par l'enfer ! Mortimer est vivant ! »
Barbatruc
Autant vous dire que le dimanche 22 juin 1941 ne fut pas une belle et tranquille journée d'été. Ce fut le lancement de l'opération Barbarossa, l'attaque de l'Union soviétique par les forces de l'Axe. Même si le site est un peu faible graphiquement, ce défaut est rapidement occulté par la masse de documentation dans laquelle on se sent parfois un peu perdu. Abondance de bien ne nuisant pas, on se plongera dans le coeur de la bataille, on consultera les cartes, on détaillera les forces en présence, et on fera même un petit tour au musée de Kubinka à Moscou... Une mine, vous dit-on.
Le Tom Jones qui nous venait du froid
À l'écoute de ses disques, on songe à un croisement improbable entre Morrissey et Kraftwerk. Moins maniéré que le premier et plus bossa-nova que les seconds, Jay-Jay Johanson est le crooner estampillé indie du moment. Du coup, ses complaintes faites d'amours contrariées et de végétarisme militant (sic) sont l'arme absolue pour « emballer sévère » les lectrices des Inrockuptibles. Sur ce site au design impeccable, les rubriques habituelles (discographie, biographie, paroles, photos) combleront d'aise les fans du grand Scandinave mélancolique. Quant aux autres, des extraits leur permettront de goûter à ses ambiances sonores comme à sa poétique : « I am older now than I was when I was young »...
Chatbadabada
Retour un siècle en arrière avec Le chat noir qui fait revivre l'esprit du fameux cabaret montmartrois à travers une anthologie d'auteurs et de chansonniers. Humour d'un autre âge, parfois grivois, c'est à une plongée dans la nostalgie de la « Belle Époque » que nous sommes conviés. On découvrira ou redécouvrira Aristide Bruant, Alphonse Allais, Maurice Rollinat mais aussi des gloires (injustement ?) oubliées. Revue à périodicité irrégulière (le charme du webzine), on n'oubliera pas de bookmarquer cette jolie curiosité pour faire de temps à autre un petit tour dans cet univers délicieusement désuet.
« Au commencement était le verbe »
La revue Sciences et Avenir nous fait cadeau d'un supplément passionnant sur la langue des premiers hommes. La langue d'Homo Erectus rassemble les contributions de différents linguistes et chercheurs du CNRS. On y retrouve des notions philosophiques étudiées en classe de terminale et oubliées sitôt le bac passé. On y retrouvre aussi cet art de la formule qui, à l'époque, nous donnait de l'urticaire, comme par exemple : « Source de la culture, le langage est aussi ce par quoi l'Homo sapiens s'est arraché aux déterminismes naturels ». Enfin, à l'heure où le développement de l'Internet (re)pose la question d'une langue commune, il est de bon ton de connaître les controverses suscitées par l'hypothèse d'une protolangue. Babel or not Babel ?
Internet : parce je le vaux bien
Il y a toujours quelque chose d'excitant à voir que les empêcheurs de penser en rond occupent toujours le terrain du Web. Rassurez-vous, on ne va pas vous jouer le couplet de l'Internet libertaire, ça ne prend plus. N'empêche que la découverte du Jaseur fait plaisir. Le but est au départ une réflexion sur la société de conso-communication, mais l'ensemble déborde largement de ce cadre, par le contenu (on y cause art aussi) mais surtout par le ton, drôle et, n'ayons pas peur des lieux communs, décalé. On recommande notamment l'Approche critique de la réverbération Claudia Schiffer.
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