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Une génération
Devinette : quel est le rapport entre le label de musique noire américaine Stax (et son poulain Otis Redding), les groupes de rock blanc qu'étaient les Who et les Small Faces et les scooters italiens (Vespa ou Lambretta) ? Réponse : les Mods. On les croyait disparus (et qui avait dit « tant mieux » ?), les revoilà sur le Web grâce à Mods, Music & Scooters, qui expliquera aux plus jeunes d'où viennent les Mods (leur nom, contraction de modern jazz, leur look anti-rocker, le choix du scooter plutôt que de la moto pour ne pas salir leurs costumes sur mesure...) et quelles étaient les musiques qui les inspiraient (tout ça a commencé dans les années 60). C'est donc ici que le fan de Stax trouvera le plus d'informations en français sur le label, par exemple. Pour ne rien gâcher, le site adopte une présentation à la fois originale et très interactive. On ne s'y perd jamais. Qui a dit « dommage » ?
« La rue à traverser. - Toi, j'aimerais te griffer, te déchirer, te manger, que tu ne sois qu'à moi... Je lui tords un doigt. - Tu me fais mal. Plus loin. - J'aime que tu me fasses mal. » Lire un extrait de La Mécanique des femmes de Louis Calaferte sur le Web, ça illumine une journée de surfeur. Ici, c'est sur Fetish Instants, mêlant fétichisme, poésie et photographie avec subtilité et talent. Un talent poétique que Musashi, l'auteur de ces textes (et des photos ?), exprime sous le titre de Sonnets maléfiques, « érotiques et iconoclastes ». C'est bon.
Voilà Pi, que l'on définit, rappelons-le, comme étant le rapport (constant) entre la circonférence d'un cercle et son diamètre. L'infinité de ses décimales et leur irrégularité (qui en font un nombre irrationnel) donnent une plutôt belle allégorie du savoir. On a beau élargir le cercle de nos connaissances, on se retrouve toujours à élargir celui de notre ignorance. Donner une représentation graphique de Pi, avec une méthode, qu'on avoue ne pas avoir exactement comprise, c'est un sacré questionnement. D'ailleurs l'auteur y met un peu de mystique. Il ne « sait pas pourquoi » mais Pi
le fascine. C'est communicatif ! Technart.net ne se résume heureusement, diront certains, pas à cela. Pas la peine de vous raconter le reste, il s'agit comme souvent de se perdre dans un petit labyrinthe conceptuel et graphique. Certaines pages demandent des mots de passe (que l'on peut deviner facilement ou qu'il faut demander à l'auteur). C'est une belle réussite (malgré quelques erreurs JavaScript aussi persistantes qu'agaçantes) de cet art Web
qui commence à avoir quelques petites années d'histoire. Et une oeuvre en ligne de plus, une !
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