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« J'ai pas triché par rapport au train qui était en marche »
Une fois digérée l'orgie de Sydney, la France éternelle et ses médailles non dopées, David Douillet iponé ou pas iponé that is the question, Marie-José Pérec et sa disparition, hommage involontaire à l'autre Perec, Georges de son prénom ; une fois passé tout ceci donc, ne serait-il pas temps de visiter le Musée olympique ? Du baron Pierre de Coubertin aux galeries d'exposition virtuelle, pléthore de connaissances sont mises à la disposition du sportif, réel ou de salon. Avec la bibliothèque et le centre d'études, c'est l'ensemble du complexe situé à Lausanne qui nous est présenté. De quoi donner envie de réserver son billet de train immédiatement pour la Suisse, ou de fuir à toute jambes, pour les plus « sportophobes ». Quoi qu'il en soit et comme le disait le baron Pierre au sortir de sa nuit de noces : « l'essentiel, c'est de participer ».
« Et si vous ajoutez à cela le bruit... et l'odeur... »
Souvenons-nous, c'était en 1994 ou 1995, Jacques Chirac travaillait dur pour son « boulot de dans deux ans » et comme tout septennat qui se respecte doit avoir son grand dessein culturel, J. C. nous révélait tout à trac une passion ancienne, non pas pour Claudia Cardinale, n'en déplaise à Gala, mais pour les arts premiers. Foin de musique militaire donc, son grand chantier à lui viserait à améliorer la visibilité des arts premiers dans les musées nationaux et à y balayer les derniers relents coloniaux. Mais du choix du site du quai Branly aux nominations des personnalités en charge du projet, la polémique a enflé. Pour un peu, certains accuseraient J. C. d'avoir voulu dissoudre à leur tour les arts premiers. Qu'en est-il en fait de ce vaste complexe muséographique en devenir ? Caprice monarchique ou pavé dans la mare frileuse et franchouillarde des conservateurs ? Pour découvrir la version favorable de l'affaire, la version officielle, rien de tel que le site : Musée du quai Branly. De la désignation de l'architecte Jean Nouvel aux fondements intellectuels du projet (Malinowski, Lévi-Strauss), tout y est exposé. Ne reste plus ensuite qu'à attendre l'ouverture du bâtiment pour se faire une idée, non plus virtuelle cette fois, mais bien réelle.
« Mon poisson, il vient de Lutèce par char à boeufs »
Certes, la ressource n'est pas de toute première fraîcheur et tel le poisson d'Ordralfabétix, elle a réalisé un détour avant de parvenir dans ces colonnes. 1919-1933 : La République de Weimar, le Bauhaus se veut en effet une contribution aux Netdays de... 1999. Mais une fois exprimées ces réserves, il convient de saluer le travail des élèves du lycée des Arènes à Toulouse car la chronologie, les reproductions et notices sur le mouvement initié en 1919 par Walter Gropius comble un vide béant dans le Web francophone. De Klee à Kandinsky, en passant par Van Doesburg et Schlemmer, des artistes majeurs de l'entre-deux guerres ont enseigné dans cette « maison du bâtiment » qui ne se reconnaissait aucun cadre théorique rigide et refusait l'établissement d'un style commun. Idéal pour le professeur de dessin ou le simple amateur, cet exposé met en parallèle histoire de l'école et évolution politique. Un dernier baroud idéaliste avant l'horreur en somme.
Denrées rares
En se replongeant dans nos souvenirs d'enfants, on rigole doucement de nos effrois nocturnes, lorsque un vampire ou autre créature affreuse était probablement planquée sous notre lit ou dans un placard. Morsure dans le cou démontre que cet intérêt pour le côté obscur de notre imaginaire collectif n'est jamais, quoi qu'on en dise, parti. Il suffit de voir le succès des aventures de Buffy (que le webmestre ne
porte visiblement pas dans son coeur) et de se souvenir des soirées de sa jeunesse, quand le monde était un vaste cloaque obscur et qu'on susurrait, affalé sur son lit, Bela Lugosi's Dead, pour se convaincre définitivement qu'on est tous accros des vampires. C'est tout cet univers macabre, son histoire, sa géographie et ses extensions ludiques (mais c'est quoi un jeu de rôles ?) qui est chroniqué ici avec talent. « Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir. »
Mars Attacks!
Voici un petit bijou qui nous vient de l'université de McGill à Montréal , et qui réconcilie avec Flash (dont l'utilisation excessive a sans doute comme unique objectif d'épater la galerie et d'emmerder l'internaute de base) : Objectif Mars est drôle, ludique, bien fait et surtout une excellente source d'information sur la Planète rouge. Même si le graphisme semble plutôt destiner le site à nos chères têtes blondes, l'adulte consentant va faire un beau
voyage sans quitter son bureau : c'est beau, le progrès.
Fatals potaches
Dix 15, ça pourrait ressembler au premier coup d'oeil inattentif à la regrettée École des fans du regrettable Jacques « tout le monde a gagné » Martin : du consensuel mou sans réel contenu. Mais que nenni ! car sous une présentation sage et très Éducation nationale se cachent d'excellents dossiers faits par et pour des collégiens. Les rédacteurs en herbe récoltent les informations, les mettent en forme et les enseignants finalisent le tout. Une bonne ressource pédagogique « sous les applaudissements du
public ».
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