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Esclavage
Le 27 avril 1848, un décret proclamait : « L'esclavage est entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises. ». Pour retracer cette page honteuse de l'histoire française, L'Espace culturel a joué dans la sobriété et propose de répondre à trente questions. Même si on croit connaître les grandes lignes de cette période, la lecture de La Traite des
Noirs en 30 questions fait froid dans le dos. Une ressource pédagogiquement indispensable.
Niépce, bon ni mauvais
Sous la forme d'un musée, la bonne ville de Chalon-sur-Saône rend hommage au plus illustre de ses enfants : Nicéphore Niépce. Véritable inventeur de la photographie, associé de Daguerre, Niépce est beaucoup moins connu que l'inventeur des daguerréotypes. Grâce à une biographie et à une présentation de ses travaux, on peut juger de son apport essentiel. En complément, le musée consacre des rubriques à la daguerréotypie et à la calotypie, rendant hommage au passage à Talbot. Talbot, Daguerre, Niépce : trois inventeurs pour une seule invention. On dirait du Coline Serreau.
« La liberté consiste à ne dépendre que des lois »
Cette belle citation de Voltaire va-t-elle être confirmée ou infirmée par la justice française dans l'affaire qui oppose le justiciable Lang, Carl de son prénom, au Réseau Voltaire ? Le délégué général du FN entend interdire la consultation d'une notice biographique le concernant, parue en juin 1999, archivée sur le site, et qu'il n'avait pas contestée dans les délais légaux bien qu'il en ait eu connaissance. Pour l'anecdote, ladite notice rappelle les moyens que Lang, Carl de son prénom, entendait mettre en oeuvre pour venir à bout de la « sécession mégrétiste ». Voilà une bonne occasion de s'inquiéter du statut juridique des archives de presse sur l'Internet mais aussi de saluer le travail du Réseau Voltaire. Sur son site, ce regroupement d'associations et de journalistes maintient l'une des principales banques de données traitant de la défense de la laïcité et des libertés fondamentales. Rassemblant articles de presse, documents officiels ou encore archives privées, le Réseau constitue aussi des dossiers transversaux et un répertoire de liens Internet. En guise d'hommage à ce travail, rendons la parole à Voltaire : « Aimez la vérité, sachez la dire
avec courage. »
Bob art
Mots et merveilles est sans doute le
fruit des relations illégitimes d'un informaticien et d'un linguiste (à moins que ce ne soit l'inverse) et le bébé, disons le tout de suite, se porte à merveille. Il grandit régulièrement, est d'humeur joueuse, et comme tout nouveau né, on a parfois du mal à comprendre son langage. Pour résumer, il s'agit d'un jeu dont le but est d'associer les mots par analogie, selon le principe cher à Robert (celui du dictionnaire) et de voyager ainsi au pays des mots. C'est assez jouissif.
Ma cabane au Canada
Histoire, contes et légendes d'ici... est un autre voyage car « ici » est, du point de vue de l'internaute français, « là-bas », c'est-à-dire, de l'autre côté de l'Atlantique, la bien nommée belle province. C'est toutes les mythologies, l'histoire et la culture populaire québécoises qu'on découvre ici. Beau, poétique et instructif.
Archéologie du savoir
Dernier penseur du Moyen-Âge ou premier penseur de la Renaissance, Nicolas de Cues (que le Robert orthographie Cuse ou Kues, lui) est exhumé depuis quelques années par la recherche philosophique. Tout se passe comme si, après les coups de boutoir que l'anti-humanisme contemporain a asséné aux Lumières et au cartésianisme, certains cherchaient des sources négligées jusqu'alors pour refonder la pensée occidentale. En plus d'une biographie et d'une bibliographie à l'exhaustivité rare, le site de Jean-Marie Nicolle étudie la postérité de l'oeuvre du Cusain à travers des auteurs comme Toscanelli, Vinci ou Montaigne. Enfin, bonus pour les matheux, le site offre un panel des démonstrations géométriques que Nicolas de Cues a consacrées au problème de la quadrature du cercle. « Cicéron, c'est Poincaré »...
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