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Des vestiges de vie -- d'ailleurs contestés -- sur une météorite qui venait de Mars... Et l'exobiologie, la recherche de la vie extraterrestre, devenait une science grand public. Le pékin moyen, qui n'y connait pas grand chose, hésite entre sarcasmes et rêves... Pour peu que l'on considère les enlèvements d'extraterrestres et les petits gris comme des foutaises, on regardera, surtout au pays de Descartes, toutes ces réflexions armés d'un doute a priori, immense et salvateur. Mais impossible évidemment de ne pas se demander non plus si la vie existe ailleurs. L'exobiologie est d'ailleurs une science à part entière, avec ses labos de recherche et ses grands pontes et spécialistes. Preuve en est, on l'appelle également bio-astronomie. Michel Babin nous fait sur son site De l'origine de la vie à la vie extraterrestre un excellent bilan des connaissances de cette discipline, carte des exoplanètes (hors du système solaire) et résumé des programmes scientifiques en cours à l'appui. Et même une page sur le problème éventuel du contact avec des civilisations extraterrestres. Bien sûr, on ne peut pas s'empêcher de penser à certains livres de SF : Arthur C. Clarke, dans 2010, écrit durant les années 70, pariait sur l'existence de la vie sur Europe, satellite de Jupiter... Et la NASA vient de nous apprendre qu'un océan a bien existé sur cette planète et qu'il serait peut-être encore là, prisonnier sous une couche de glace, exactement comme dans le livre de Clarke ! Visite vivement conseillée donc de ce site sérieux (avec une bibliographie, rareté sur le Web !) et très instructif, sur un sujet toujours fascinant. Au lac de la Raviège aussi, l'eau est prisonnière, enfermée par un immense mur de béton, et cette prison signifiait cette fois la mort pour des vallées entières, englouties au profit de notre politique énergétique. L'eau nous cache maintenant des vestiges de vie comme nous montre ce site très réussi sur la vidange du lac. C'est fascinant comme les restes de la présence humaine ressurgissent au cours de la vidange (action complexe très bien expliquée elle aussi)... ancien réseau routier, ponts, châteaux et même villages réapparaissent comme des fantômes d'une activité humaine disparue. Voilà un site institutionnel à vocation touristique qui offre mieux qu'une plaquette de la région, un peu de savoir et même de mémoire de ces lieux disparus, une vraie boîte à outils : on y publiera les témoignages et les documents de ceux qui ont vécu dans ces vallées aujourd'hui disparues. Dernière escapade pour cette semaine dans notre théma vestiges : Jean-François Mangin nous propose de découvrir une période finalement assez peu connue de l'histoire européenne : De la fin de l'Antiquité au Haut Moyen Âge vous permettra de dépasser les poncifs du Charlemagne inventeur de l'école ou de la culotte du roi Dagobert. Très instructif et très bien fait. L'information y est encore une fois certifiée par une bibliographie qui nous permet de croire ce qu'on lit ! En matière de drogue, difficile aussi de croire ce qu'on dit, entend et voit. Vu la loi de 1970 qui interdit de présenter des produits classés stupéfiants sous un jour « favorable », il est très difficile d'avoir un discours qui ne soit pas institutionnel et douteux, passionnel et donc sans intérêt, ou tout simplement partisan. Drogues, lui, ne traite que de géopolitique des drogues, de leurs échanges, de leur énorme poids économique, de la façon dont les différents pays les traitent (saviez-vous que les États-Unis ont interdit la marijuana en 1937, que l'Irlande différencie les drogues « dures » des drogues « douces » ?), des différentes mafias et guérillas qui en vivent, de leur histoire aussi. Excellentes pages vraiment, où l'on nous explique par exemple de manière lumineuse les techniques de blanchiment de l'argent, et l'organigramme incroyable des institutions en lutte contre le monstre. Pierre Pinoncelli s'est attaqué à un autre type de monstre, beaucoup plus rigolo, l'urinoir de Marcel Duchamp. Un OVNI même. Présenté tel quel comme oeuvre d'art, pièce par qui le scandale arrive au début du siècle, et maintenant symbole d'une provocation devenue institution et conservée dans les musées. Pierre Pinoncelli n'a pas hésité : il a pissé dedans. Pour rendre à l'objet devenu oeuvre son statut de simple objet. Il a aussi donné un coup de marteau dessus. Pour le casser et le libérer définitivement de son statut contre nature d'objet de musée... On apprend d'ailleurs que l'objet était un faux (un « multiple ») l'urinoir original ayant été perdu vers 1917 ! Ah, le beau discours de la Justice et du ministère de la Culture qui le condamnent pour « dégradation volontaire d'un monument ou objet d'utilité publique » (sic !) et demandent réparation ! C'est Duchamp qui doit bien se marrer du fond de son caveau ! Pierre Pinoncelli, qui, vous pourrez le voir, n'en est pas à sa première provoc, se défend en mettant en avant le caractère artistique de son geste. D'autres sont outrés. Ici, on a choisi notre camp ! Saluons enfin, pour ceux qui trouvent tous ces débats de toute façon sans intérêt, l'arrivée d'une revue très réussie, Panoplie, dont le premier numéro est un « spécial bonheur »... qui sera, je cite, « très tendance » cette année. Nous voilà bien. J'ai particulièrement aimé ces Polaroïd pris chez le coiffeur ou chaque client donne sa définition ou son anecdote du bonheur. Vivons heureux en attendant le bonheur, et mangeons la tarte au citron comme des cochons. Une belle philosophie de la vie. |
La liste des heureux sélectionnés
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