
C'était une drôle de semaine. Paris envahie par des géants de baudruche aux pieds d'argile, semaine mythique pour des dizaines d'aliens en kilts et maillots, où nous avons rencontré bizarrement autant de supporters que d'hommes en noir. Pas ceux que l'on croit. Paris capitale du football ? Sornettes. Ou tout du moins est-ce provisoire. Paris capitale des arts ? Ville de Rodin et de Claudel ? Mon oeil.
Paris est bien plus terrifiante que cela. La ville n'aurait peut être jamais pu se développer depuis ses racines lutéciennes sans l'intervention dans l'ombre et depuis des temps immémoriaux d'êtres occultes. Les vampires. Rousseau croyait en leur existence. La Camarilla, organisation mystérieuse nous dévoile un peu de leurs agissements et luttes intestines qui durent depuis des siècles. De l'histoire qui a l'éternité pour elle, pas toujours fraîche et à ne consommer que la nuit. Le centre d'études vampiriques, si il prend le sujet plus à la légère n'en a pas moins lui aussi sucé quelques bauds et quelques octets à Yahoo France.
Une drôle de semaine vraiment. Où à Montmartre, entre Anvers et Abbesses renaît sur le Net une ambiance que nous croyions perdue. Des photographes et peintres, qui nous changent de la horde des caricaturistes, aquarellistes et vendeurs de trucs en plastiques. Pour ceux qui voudraient s'évader de la capitale, encore une résurgence d'un passé mythique, un cinq mats disparu pendant la Seconde Guerre mondiale qu'une association voudrait refaire à l'identique.
Profitons en pour traverser l'Atlantique et rejoindre le pays le plus puissant et le plus controversé dans la ville de tout ses excès. À Las Vegas, assurément une ville lumière elle aussi, on pourra encore se resservir à la source du mythe américain. Et le haïr ou l'adorer, c'est selon. Le strass, l'argent et le kitsch monumental y font bon ménage avec d'autres forces occultes : mafia et prostitution. On s'autorise autant de nausée que de séduction. Faites votre jeu.
Las Vegas est une des rares "oeuvres" humaines qui soit observable de l'espace. Enfin il faut avoir été là haut pour en être sur. La Cité de l'espace ne vous paye pas encore le billet, mais pourra peut être vous expliquer un peu plus comment ça marche. On ne sait plus très bien si l'on a envie de rentrer. De "revenir sur terre" où nous attendent nos soucis et nos problèmes quotidiens. L'administration moins froide et bégueule qu'on le dit souvent a concoté un énorme site pour nous rappeler nos droits. Rien de bien excitant mais certainement très utile. Pour éviter qu'une prochaine semaine ne devienne un cauchemar kafkaïen.