
| du 12 au 18 août 1998 |
| Les nouveautés - La sélection Yahoo! en anglais - La sélection de la semaine - Le courrier des internautes |
|
|
|
Découvrir Paris hors des sentiers battus et rebattus par les touristes d'août, c'est facile. Il suffit d'un peu d'ouverture d'esprit. On peut également s'aider d'un guide, comme ce Paris Balades interactif, où chaque carte est truffée de liens à cliquer. On part ainsi d'un plan général de la ville, et après avoir cliqué sur l'un des quartiers, on commence sa balade. Un vrai guide, documenté, fourmillant d'anecdotes et de photos, pour se donner des idées intelligentes et réellement apprendre à connaître, à sentir Paris. La navigation est intuitive, parfaitement conçue ; la première fois qu'on tombera en pamoison devant des frames. On ne peut que féliciter la maison Dessillages pour son travail. Et les hommes qui ont fait de Paris ce qu'elle est aujourd'hui. Il ne reste plus qu'à nettoyer la Seine et le canal Saint-Martin, pour qu'on s'y baigne. Des frames à foison encore, un peu moins utiles peut-être, mais depuis Titanic, le film de James Cameron, on a appris à cotoyer la (très) grosse cavalerie quand il s'agissait de ce Vaisseau des rêves. On se prend un peu au sérieux, mais force est de le constater, ça fonctionne. On oublie difficilement l'agaçante et omniprésente petite fenêtre Geocities qui s'ouvre à chaque clic sur un lien, mais le contenu de ce site apparaît très vite irréprochable. Première impression envolée... Du chantier de la construction du paquebot à son naufrage tragique - il a coulé -, rien ne nous est épargné du drame, à part peut-être la douce Kate Winslet et le roi Leonardo... Et on ne les imitera pas : pas question d'aller se baigner dans ces eaux-là. Bon, trêve d'ironie malveillante... On ne pourra rien dire de mal de Francophone d'abord - sinon de son titre un brin maladroit. Un espace de téléchargement de freewares (de graticiels, quoi) en français et pour Windows uniquement, faute de temps à consacrer aux autres standards actuels. C'est utile, indubitablement. Et la défense de la langue française sur le Net passe aussi par là... Au fait, il fait chaud. Douche ou bain ? Assez d'eau... J'ai tranché pour vous : c'est une douche qu'on prendra, une douche froide. Et on poursuivra par une quête effrénée d'Alcools, de quoi noyer pas mal de chagrins mal réprimés. En compagnie d'Apollinaire, bien sûr - vous aviez suivi. Apollinaire Guillaume, donc, pour les professeurs de français et leurs élèves, nous prévient-on en bas de page. « Site à but essentiellement pédagogique » : ça tombe bien, on est venu là pour apprendre. Biographie illustrée, poèmes pour ses femmes, portraits du poète par ses amis peintres... et promenade interactive dans Paris, encore une fois. Cette fois-ci, bien sûr, le Paris d'Apollinaire. Un autre site à « but essentiellement pédagogique » : La Main à la pâte, conçu par des enseignants des sciences en école maternelle et élémentaire. Un bel exemple d'émulation, de coopération, et pour nous, simples spectateurs, un moyen de s'instruire en douceur ou de raviver des souvenirs déjà bien flous. La vocation première du site reste l'échange d'idées entre les enseignants, mais une section dédiée aux enfants est en gestation. Et puisqu'il était écrit que cette semaine, on ne rigolerait pas beaucoup, finissons encore plus sérieusement : la Culture civique, c'est fondamental. Les institutions françaises sont donc ici passées au peigne fin et expliquées aux âmes perdues qui hantent le Web. On nous explique tout, très froidement et très clairement, des principes qui régissent l'identité des personnes - qu'est-ce qui détermine le nom d'un nouveau-né ? - aux grands corps d'État, en passant par la constitution, le secteur public, les collectivités locales ou encore la devise républicaine. Cette objectivité rigoriste nous fera tous grincer des dents à un endroit... « Il en résulte théoriquement que tout Français a obligatoirement un domicile et que celui-ci est unique, même s'il possède plusieurs résidences secondaires. » Je vous avais averti, cette semaine, on n'a pas du tout rigolé. À la semaine prochaine... Déridez-nous ! |